|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
L'Univers des Arts Divinatoires, n° 23
Spécial Yi King
Claude SARFATI, l'auteur de l'article ci-contre a participé à la réalisation de ce DVD, paru le 20 décembre 2007, qui vous permettra de vous familiariser aux 64 hexagrammes du Yi King et vous initiera à la méthode de tirage de cet oracle chinois ancestral. |
La pratique divinatoire du Yi KingLa géomancie Chinoise remontre à environ 5000 ans avant notre ère. Au début le devin jetait dans le feu des carapaces de tortues (Gui ou Kuei). Puis les sortait à l’aide de baguettes d’achillée. Si la carapace tombait le coté bombé vers le haut, il s’agissait d’un signe céleste considéré comme actif, masculin, positif, soleil (plus tard appelé Yang). Si, au contraire, la carapace tombait avec son côté bombé vers le bas, il s’agissait alors d’un signe terrestre considéré comme passif, féminin, négatif, lune (plus tard appelé Yin). Il y avait des considérations supplémentaires si la carapace tombait sur le coté. Ensuite le devin lisait dans la carapace brûlée. Il examinait soigneusement le fissures et selon le même procédé qu’auparavant il attribuait une valeur positives aux lignes fermes et une valeur négative aux lignes brisées. Plus tard, le devin traçait un trait ; si celui-ci était était ferme, la question posée à l’ oracle avait une réponse positive. Si le trait était creux (fractionné) la question posée à l’oracle recevait une réponse négative. Insatisfaits par ce seul oui ou non, les devins imaginèrent une façon pour donner un conseil au consultant. Ils ajoutèrent un deuxième trait qui, à son tour, pouvait être "ferme ou malléable" : ![]() L'Empereur Fou Hi
Cela donna 4 combinaisons par redoublement auxquelles un troisième élément vint encore s’ajouter, produisant ainsi la série des huit Trigrammes. Ces huit signes furent conçus comme les images de ce qui se passe dans le ciel et sur la terre. Cette manière de voir était gouvernée par la pensée d’une transformation incessante des signes l’un dans l’autre, tout comme on voit, dans l’univers, les phénomènes passer constamment d’une forme dans une autre. Fou Hi (ou Fuxi) découvrit les Trigrammes sur une carapace de tortue. Le futur Empereur légendaire, emprisonné pendant 7 ans, a profité de sa captivité pour méditer longuement sur les Trigrammes.
Les huit Trigrammes sont des signes d’états de passage changeants, des images qui se transforment continuellement. Ce que le Yi King montre c’est le mouvement des choses dans leur transformation. Ainsi les huit trigrammes ne sont pas les figures dans les choses, mais des tendances dans leur mouvement. Dans les Fils, est représenté : l’élément moteur à ses différents stades (début du mouvement, danger dans le mouvement, apaisement et achèvement du mouvement). Dans Les Filles, est représenté : l’élément du don de soi à ses différents stades (douce pénétration, clarté et adaptation, tranquillité sereine). Pour obtenir une plus grande multiplicité, ces huit Trigrammes furent combinés entre eux. Si bien que l’on obtint un total de 64 signes ou Hexagrammes. Ces 64 signes se composent chacun de six traits positifs ou négatifs. Ces traits sont conçus comme étant mutables. Chaque fois qu’un trait se transforme, l’etat représenté par un Hexagramme passe dans un état différent.
Mars 2005, |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Revenir à la liste des articles... © 2003 - 2007, Stefan LAURENT. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||